Près de 90 % des banques centrales mondiales baissent leurs taux d'intérêt, les données macroéconomiques confirment que le marché haussier des cryptomonnaies n'en est qu'à ses débuts.
L'environnement économique actuel favorise davantage une expansion continue du marché plutôt qu'une contraction.
L'environnement économique actuel favorise davantage une expansion continue du marché plutôt qu'une contraction.
Source : cryptoslate
Traduction : Blockchain Knight
Julien Bittel, directeur de la recherche macroéconomique chez Global Macro Investor, affirme qu'en se basant sur des indicateurs économiques globaux, le bull run actuel des cryptomonnaies n'en est encore qu'à ses débuts.
Dans une analyse partagée sur la plateforme X le 8 septembre, Bittel a réfuté le sentiment largement répandu de « pic de cycle » sur le marché des cryptomonnaies, et a remis en question l'idée d'une « fin de cycle » en s'appuyant sur l'analyse d'indicateurs économiques traditionnels.
Une économie typique en fin de cycle présente généralement les caractéristiques suivantes : un moral manufacturier extrêmement élevé (indice ISM autour de 60), un moral élevé dans le secteur des services, une forte confiance des constructeurs immobiliers, une confiance solide des consommateurs et des travailleurs, un sentiment haussier des investisseurs, ainsi qu'une accélération de la croissance des salaires.
Cependant, Bittel souligne que les données actuelles dressent un tableau tout à fait différent. En intégrant les indicateurs de l’ISM (Institute for Supply Management), de la NAHB (National Association of Home Builders), de la NFIB (National Federation of Independent Business), du BLS (Bureau of Labor Statistics), de l’AAII (American Association of Individual Investors) et du Conference Board dans un système global de mesure du sentiment, il constate que le sentiment économique américain reste « très modéré », loin d’atteindre l’optimisme extrême caractéristique de la fin de cycle.
Il déclare : « L’économie actuelle ne présente pas les caractéristiques d’une fin de cycle au-dessus de la tendance, mais ressemble davantage à une économie en début de cycle cherchant à gagner en dynamisme. »
La politique des banques centrales vient renforcer ce point de vue. Près de 90 % des banques centrales dans le monde sont en train de baisser leurs taux, ce que Bittel qualifie d’environnement « non conventionnel », offrant à long terme « un puissant moteur au cycle économique ».
L’évolution des prix du pétrole confirme également le diagnostic de « début de cycle » : actuellement, le prix du pétrole est inférieur d’environ 20 % à la tendance, et continue de baisser. Cela signifie que l’environnement financier actuel est accommodant, et non restrictif comme c’est généralement le cas en fin de cycle.
Historiquement, depuis le début des années 1970, lorsque le prix du pétrole dépasse de 50 % la tendance, cela annonce souvent l’arrivée d’une récession économique.

Les données du secteur des services d’aide temporaire (Temporary Help Services) révèlent également des « caractéristiques de début de cycle » : la croissance de ce secteur repart progressivement à la hausse depuis des niveaux très bas, ce qui indique que l’économie est en phase de reprise, et non de repli.
Bittel souligne que la fin de cycle se manifeste généralement par un « ralentissement de la croissance en glissement annuel », reflétant une économie surchauffée qui perd de son élan.
Il attribue la hausse du taux de chômage au caractère retardé des données sur l’emploi, qualifiant cela de « reflet des six derniers mois dans le rétroviseur ».
Avant de décider d’embaucher des « employés à temps plein à coût élevé avec avantages sociaux et retraite », les entreprises augmentent généralement d’abord les heures supplémentaires des employés existants et embauchent des intérimaires.
Bittel définit également l’environnement économique actuel comme une « transition du début de cycle vers le milieu de cycle », décrivant ce processus comme un passage du « printemps macroéconomique » (croissance en hausse, inflation en baisse) à « l’été macroéconomique » (croissance en hausse, inflation en hausse).
Il conclut que cette perspective macroéconomique remet en cause le sentiment dominant du marché des cryptomonnaies, selon lequel le cycle haussier aurait déjà atteint son sommet. Au contraire, l’environnement économique actuel favorise davantage une expansion continue du marché plutôt qu’une contraction.
Avertissement : le contenu de cet article reflète uniquement le point de vue de l'auteur et ne représente en aucun cas la plateforme. Cet article n'est pas destiné à servir de référence pour prendre des décisions d'investissement.
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