Le PDG de Ripple, Brad Garlinghouse, a profité de son discours lors de la réunion du Comité consultatif sur l’innovation de la CFTC cette semaine pour défendre l’adoption du Clarity Act, en s’appuyant sur la longue bataille juridique de Ripple contre la SEC comme preuve du coût que l’incertitude réglementaire impose au secteur.
Des frais juridiques de 150 millions de dollars
Garlinghouse a indiqué que Ripple a dépensé 150 millions de dollars en honoraires d’avocats externes lors des quatre années de procès face à la SEC, une bataille que la plupart des entreprises n’auraient pas pu se permettre. « D’autres entreprises ont été contraintes à capituler, » a-t-il déclaré, en évoquant des sociétés qui, selon lui, ont préféré conclure un accord ou fermer plutôt que de risquer un conflit juridique similaire avant que l’affaire Ripple ne fasse jurisprudence.
La nécessité de règles claires
Garlinghouse estime que l’environnement réglementaire actuel reste insuffisant. « Le statu quo n’est pas suffisant pour les consommateurs ni pour l’innovation, » a-t-il affirmé, expliquant que des règles claires sont essentielles pour protéger les utilisateurs et responsabiliser les entreprises, tout en donnant aux sociétés conformes la confiance nécessaire pour opérer aux États-Unis.
Le recrutement déplacé à l’étranger
Afin d’illustrer l’impact de l’incertitude réglementaire, Garlinghouse a révélé que 80% des recrutements de Ripple pendant les quatre années de contentieux ont eu lieu en dehors des États-Unis, un phénomène qui, selon lui, a laissé des effets durables sur la présence mondiale de la société. Londres reste aujourd’hui le deuxième plus grand bureau de Ripple, ce qu’il attribue directement à cette période.
Un changement avec l’administration actuelle
Garlinghouse a indiqué que la posture réglementaire a évolué sous l’administration actuelle, attribuant ce changement au leadership de la CFTC et de la SEC. Il a soutenu que la technologie présentée lors de la réunion pourrait accélérer, rendre plus efficace et accessible le transfert d’argent, mais que ce potentiel dépend de l’établissement formel d’une clarté réglementaire.



