Ethereum rebondit alors que les baleines accumulent avant la mise à niveau Fusaka
Le marché des cryptomonnaies est en baisse, et même Ethereum, la deuxième plus grande crypto au monde, n’est pas épargnée. Depuis plusieurs semaines, ETH oscille sous les 3 600 dollars, dans une mer agitée par la macroéconomie et les incertitudes réglementaires. Pourtant, un signal discret mais puissant refait surface : les grands acteurs sont actifs. Tandis que les petits détenteurs vendent, les baleines remplissent leurs poches. Et la mise à jour Fusaka, prévue pour décembre, semble être le catalyseur.
En bref
- Les portefeuilles détenant 10 000 ETH ou plus ont récemment augmenté leur stock de 52 %.
- Les petits détenteurs réduisent leur exposition tandis que les baleines accumulent à bas prix.
- La mise à jour Fusaka pourrait améliorer la scalabilité tout en réduisant les frais du réseau.
- La stabilité macroéconomique favorise un possible plancher local autour de 3 200 dollars pour Ethereum.
Quand les grands portefeuilles entrent en jeu : accumulation discrète pour un retour d’ETH
Depuis fin avril, les adresses détenant entre 10 000 et 100 000 ETH ont accumulé près de 7,6 millions de tokens supplémentaires, soit une augmentation de 52 % de leur solde. Ces « baleines », souvent annonciatrices de grands mouvements sur le marché crypto, semblent anticiper un retournement.
ShayanMarkets, analyste chez CryptoQuant, confirme cette tendance :
Si ce comportement persiste et que la zone des 3 000 à 3 400 dollars tient comme support structurel, Ethereum pourrait entrer dans une zone d’accumulation à faible volatilité, préparant une possible impulsion haussière finale vers la fourchette supérieure de 4 500 à 4 800 dollars.
Pendant ce temps, les portefeuilles de détail (100 à 1 000 ETH) ont réduit leurs positions de 16 %. Ce transfert silencieux vers les grands acteurs rappelle la fin des cycles baissiers. D’autres cryptos comme Bitcoin suivent la même trajectoire, mais Ethereum attire une attention particulière. Sa stabilité relative face à BTC, combinée à une reprise des transactions depuis septembre, renforce l’idée d’une base solide autour de 3 200 dollars.
Crypto et Ethereum : Fusaka, la mise à jour qui peut tout bouleverser
Le 3 décembre, Ethereum activera la mise à jour Fusaka. Cette étape technique comprend plusieurs améliorations pour l’écosystème Ethereum, dont les célèbres « blob lanes » qui permettront aux solutions de layer 2 d’accéder à des voies de données dédiées. L’objectif ? Accélérer les transactions, réduire les frais et désengorger la chaîne principale.
Mais cette promesse de scalabilité s’accompagne d’un effet secondaire : moins de frais = moins de tokens brûlés. En d’autres termes, si les L2 paient moins pour utiliser Ethereum, la quantité d’ETH détruite diminue, ce qui pourrait peser sur la dynamique déflationniste du réseau. Shawn Young, analyste chez MEXC, note :
Il s’agit d’une mise à jour significative car la prochaine étape de l’adoption d’Ethereum viendra des applications réelles et des protocoles DeFi, qui dépendront tous de transactions moins chères et plus rapides
Reste à voir si cette dynamique technique compensera la baisse des revenus pour les validateurs. En tout cas, les baleines semblent y croire.
Entre macro, régulation et chasse aux tokens : quand la finance traditionnelle revient à la table
L’industrie crypto reste suspendue à plusieurs facteurs externes. D’un côté, la situation macroéconomique mondiale semble se stabiliser. De l’autre, les discussions autour d’un cadre légal plus clair aux États-Unis refont surface avec la possible fin du shutdown gouvernemental.
Lai Yuen, analyste chez Fisher8 Capital, souligne :
L’accumulation des baleines a du sens, et nous observons la même chose pour Bitcoin, avec de nouveaux participants absorbant la pression de vente des OG qui croient au cycle de quatre ans. Si les conditions macroéconomiques restent favorables… les chances que cela devienne un plancher local sont élevées pour Ethereum à 3 200 dollars et Bitcoin à 98 000 dollars.
La tokenisation des actifs, poussée par les grandes banques, pourrait également accélérer l’adoption d’Ethereum. Le mécanisme se remet en marche. Et les grands détenteurs ne sont pas là par hasard.
5 indicateurs clés à surveiller dans l’écosystème Ethereum
- Le prix d’ETH au moment de la rédaction : 3 549,30 dollars ;
- Accumulation des baleines : +52 % depuis avril ;
- Baisse des portefeuilles de détail : -16 % ;
- Date de la mise à jour Fusaka : 3 décembre 2025 ;
- Niveau de support observé actuellement : entre 3 000 et 3 400 dollars.
Récemment, un autre signal positif s’est ajouté : les frais de transaction sur Ethereum sont tombés à 0,067 gwei. Cette chute drastique promet une expérience plus fluide et moins coûteuse pour tous les utilisateurs, renforçant encore l’attrait du réseau. C’est peut-être ici que commence la véritable révolution silencieuse d’Ethereum.
Avertissement : le contenu de cet article reflète uniquement le point de vue de l'auteur et ne représente en aucun cas la plateforme. Cet article n'est pas destiné à servir de référence pour prendre des décisions d'investissement.
Vous pourriez également aimer
Paramount a achevé une énorme fusion avec Warner Bros, créant le géant hollywoodien Skydance
La dette totale de l'entreprise fusionnée s'élève à environ 80 milliards de dollars. David Ellison et le co-directeur général Ynon Kreiz font face à un objectif de réduction des coûts de 6 milliards de dollars. Les équipes dirigeantes de CNN et de CBS News resteront inchangées. Anzar Mehraj/Harshita Mary Varghese, Reuters, 6 octobre – Paramount-Skydance (PSKY.O) a finalisé mardi l’acquisition retentissante de Warner Bros Discovery (WBD.O) pour une valeur de 110 milliards de dollars, donnant naissance à un géant hollywoodien nommé Skydance et plaçant le PDG David Ellison à la tête de l’une des plus grandes sociétés de divertissement mondiales. Cette opération regroupe les studios derrière « Mission: Impossible », « Harry Potter » et DC Films avec de grands réseaux de télévision et de streaming tels que CBS, CNN, Paramount+ et HBO Max, formant ainsi une entreprise immense couvrant le cinéma, la télévision et l’actualité. Mardi, les actions de l'entreprise fusionnée sont passées du Nasdaq à la Bourse de New York, sous le symbole « SKYD ». Un accord de règlement (lien) avec une alliance de plusieurs États américains ainsi qu’avec le syndicat des scénaristes d’Hollywood a levé le principal obstacle juridique à l’une des plus grandes fusions-acquisitions de l’histoire des médias. Cette annonce intervient alors qu’Hollywood fait face à une baisse des abonnements au câble, à la concurrence onéreuse pour capter les audiences du streaming, et à la pression continue des syndicats concernant l’emploi et les droits des créatifs. Ellison a déclaré la semaine dernière (lien) que le choix du nom « Skydance » visait à préserver l’identité indépendante des studios Paramount et Warner Bros, plutôt que de les fusionner sous une nouvelle marque. Cependant, selon des analystes, ce nom renforce le contrôle d’Ellison, soulignant que certaines des marques les plus emblématiques d’Hollywood sont désormais sous sa direction, lui offrant une plateforme pour mettre en œuvre sa propre stratégie et culture. En seulement 16 ans, Skydance est passée d’un studio indépendant au cœur de l’un des plus grands jeux de pouvoir d’Hollywood. Fondée en 2010 par le fils du cofondateur d’Oracle, Larry Ellison, la société s’est fait connaître en produisant et finançant le film à succès de Paramount « Top Gun: Maverick ». Après une fusion avec Paramount l’an dernier (lien), Skydance a ciblé Warner Bros, entrant en compétition féroce avec Netflix (NFLX.O) et attirant également l’intérêt d’autres acheteurs potentiels comme Comcast (CMCSA.O). Positionnement élargi à Hollywood Ellison a nommé l’ancien PDG de Mattel, Ynon Kreiz, comme co-directeur général de Skydance, chargé des opérations quotidiennes et de l'intégration, tandis qu’Ellison supervise la direction artistique et la stratégie globale. Leur mission consiste à intégrer deux grandes entreprises tout en réalisant les économies prévues de 6 milliards de dollars. Paramount précise qu’une grande partie proviendra de « coûts non liés au personnel », notamment l’intégration des technologies de streaming et des fournisseurs de services cloud. Cependant, des réductions aussi importantes devraient affecter l’emploi dans divers domaines à Hollywood. La société fusionnée devrait également assumer environ 80 milliards de dollars de dette, mettant Ellison sous pression pour développer les activités de streaming, maintenir la trésorerie des réseaux câblés et améliorer les performances des films en salle. Mark Thompson, président de CNN, et Bari Weiss, rédactrice en chef de CBS News, continueront d’occuper leurs fonctions de direction chez Skydance (lien). (Pour faciliter la lecture des non-anglophones, Reuters propose une traduction automatisée de ses articles en plusieurs langues. Ces traductions peuvent contenir des erreurs ou ne pas inclure tous les contextes nécessaires ; Reuters ne garantit donc pas leur exactitude et décline toute responsabilité pour tout dommage ou perte résultant de leur utilisation.)
Perspectives sur les actions américaines : les contrats à terme sur les trois principaux indices boursiers augmentent, le Brent tombe sous les 100 dollars, les rendements des bons du Trésor américain reculent.
Les contrats à terme sur les trois principaux indices boursiers américains sont tous en hausse.
Après la diffusion de la nouvelle concernant l’expansion de la production de HDD par Toshiba, Morgan Stanley devient plus optimiste au lieu de pessimiste.
Selon une enquête menée par Morgan Stanley, la capacité de production chez Toshiba a été largement surévaluée par le marché — le doublement de la capacité de l'usine aux Philippines sur deux ans correspond à un taux de croissance annuel d'environ 30%, soit similaire à l'augmentation globale de l'offre du secteur et bien inférieur à la croissance de la demande. Plus important encore, une vérification des canaux de distribution révèle que Seagate et Western Digital n'ont pas l'intention d'accroître leur capacité de production, et aucune tendance de relâchement des prix dans l'industrie n'a été observée.
Après une chute de 11% en deux mois de SOX, Goldman Sachs appelle à l'achat : le "creux doré" du secteur des semi-conducteurs est-il arrivé ?
Goldman Sachs indique qu'après une baisse de 11 % du Philadelphia Semiconductor Index en deux mois, la stratégie pour le troisième trimestre devient plus positive. La banque privilégie les équipements, la mémoire et l'analogique, attribuant une recommandation d'achat à 12 actions dont AMD. Elle est plutôt négative sur Arm et Texas Instruments.

